36 jours 36 activités

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36 jours, 36 activités : et si le mouvement était bien plus qu’une question de sport ?

Ce que cette expérience m’a appris sur le cerveau, l’adaptation… et notre manière de fonctionner

Pendant plusieurs semaines, tu m’as suivie dans une expérience un peu particulière : 36 jours, 36 activités différentes. Chaque jour, un nouvel environnement, un nouveau mouvement, de nouvelles sensations, de nouvelles rencontres.

Si jusqu’à là tu ne sais pas de quoi je parle, je t’invite à aller voir ICI le début de l’expérience ainsi que les 36 jours (toutes les vidéos sont disponibles sur mon profil instagram).

Vu de l’extérieur, cela ressemblait à un challenge. Certains y ont vu un défi sportif, d’autres une manière de sortir de ma zone de confort ou simplement une série de contenus pour les réseaux sociaux.

La réalité est toute autre.

Cette expérience est née d’une question qui me poursuit depuis des années, autant dans mon parcours scientifique que dans mon métier d’aujourd’hui :

Qu’est-ce qui nous fait réellement évoluer ?

Pourquoi certaines expériences nous transforment-elles profondément, alors que d’autres semblent glisser sur nous sans laisser de trace ? Pourquoi certaines personnes s’adaptent rapidement à un changement, quand d’autres restent bloquées malgré toute leur bonne volonté ? Pourquoi, à compétences égales, deux entrepreneurs ne réagissent-ils pas de la même façon face à l’incertitude, à la pression ou à l’échec ?

Ces questions dépassent largement le cadre du sport. Elles parlent d’apprentissage, d’adaptation, de prise de décision, de créativité et, finalement, de notre manière d’interagir avec le monde.

C’est précisément ce que j’avais envie d’observer.

Pourquoi avoir imaginé une telle expérience ?

Il y a quelques mois, je traversais une période de questionnement dans ma pratique sportive.

Cela peut paraître anodin. Pourtant, chez moi, le mouvement n’a jamais été un simple loisir.

Il fait partie de mon équilibre.

Il influence mon énergie, ma concentration, ma capacité à réfléchir, à créer, à prendre des décisions et même à accompagner les personnes avec lesquelles je travaille.

Je le constate également chez les entrepreneurs que j’accompagne.

On parle facilement de stratégie, de marketing ou d’organisation. Beaucoup moins de l’état physiologique dans lequel ces décisions sont prises.

Pourtant, avant d’être dirigeant, manager, médecin, avocat ou consultant, nous sommes avant tout des êtres humains.

Notre cerveau ne fonctionne pas indépendamment de notre corps.

Notre manière de penser dépend aussi de notre niveau de fatigue, de notre sécurité intérieure, de nos émotions, de notre environnement, de notre système nerveux et de la façon dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure.

Je me suis alors demandé si, en modifiant volontairement une seule variable (les expériences vécues au quotidien) il était possible d’observer des changements dans ces différentes dimensions.

Ce que les neurosciences nous apprennent déjà

Le cerveau adore les automatismes.

C’est même l’une de ses fonctions principales.

À force de répéter un geste, une pensée ou une habitude, il construit des circuits neuronaux de plus en plus efficaces. Cette répétition nous permet d’économiser de l’énergie, de gagner en rapidité et d’exécuter certaines tâches presque sans effort conscient.

Heureusement.

Imaginer devoir réapprendre à marcher, conduire ou écrire chaque matin serait épuisant.

Mais cette formidable capacité possède aussi son revers.

Un cerveau exposé en permanence aux mêmes environnements, aux mêmes contraintes et aux mêmes comportements est beaucoup moins sollicité pour explorer de nouvelles solutions.

À l’inverse, la nouveauté mobilise la plasticité cérébrale : cette capacité du cerveau à créer, renforcer ou réorganiser ses connexions en réponse à l’expérience.

Autrement dit, apprendre ne consiste pas seulement à répéter.

Apprendre, c’est aussi être capable de s’adapter.

Et c’est précisément cette capacité que je voulais explorer.

Pourquoi 36 jours ?

Une question revient souvent.

Pourquoi avoir choisi 36 jours ?

Pourquoi pas 10 ? Pourquoi pas 66, puisque l’on entend souvent qu’il faut environ deux mois pour créer une habitude ?

Mon objectif n’était pas d’automatiser un comportement, juste de commencer à créer une habitude pour mon cerveau d’etre face à des nouveaux environnements et à etre stimulé.

Le protocole devait être suffisamment long pour laisser apparaître des tendances, des observations et des évolutions, sans pour autant que le cerveau puisse prédire ce qui allait suivre.

Chaque journée devenait ainsi un nouveau terrain d’exploration.

Un laboratoire… mais dans la vraie vie

Pendant ces 36 jours, je n’ai pas cherché à savoir quel sport était le plus efficace.

J’ai utilisé chaque activité comme un prétexte pour observer autre chose.

Comment réagissait mon corps face à un environnement inconnu ?

Comment évoluait mon niveau d’énergie ?

Quelles émotions revenaient régulièrement ?

Quelles situations stimulaient ma créativité ?

Lesquelles me mettaient en difficulté ?

Est-ce que certaines expériences influençaient ma manière de travailler, d’organiser mes journées ou de prendre des décisions dans mon entreprise ?

Pour répondre à ces questions, chaque journée a été documentée selon plusieurs dimensions : les ressentis physiques, les observations cognitives, les réactions émotionnelles, les mécanismes neurophysiologiques identifiés dans la littérature scientifique et les répercussions éventuelles sur mon activité d’entrepreneure.

Au fil des jours, un constat s’est imposé.

Le sujet n’était plus les activités.

Le sujet, c’était le fonctionnement humain.

Ce que tu trouveras dans cette série

Cet article marque le début d’une nouvelle étape.

Pendant les semaines qui viennent, je ne vais pas simplement revenir sur chacune des 36 activités.

Je vais surtout partager ce qu’elles ont permis de mettre en évidence.

Nous parlerons d’adaptation face à l’imprévu, de flexibilité cognitive, de régulation émotionnelle, de motivation, de créativité, de surcharge mentale, de système nerveux, d’identité, de performance durable, de récupération, de cycle hormonal, de prise de décision et de bien d’autres sujets qui concernent autant les entrepreneurs que les sportifs ou toute personne curieuse de mieux comprendre son propre fonctionnement.

Chaque article croisera trois regards :

  • ce que j’ai observé sur le terrain ;
  • ce que la littérature scientifique nous apprend ;
  • et ce que cela peut changer très concrètement dans notre quotidien.

Parce que comprendre comment nous fonctionnons est souvent le premier pas vers un changement durable.

Bienvenue dans l’après.

Les 36 jours sont terminés.

L’expérience, elle, ne fait que commencer.

8/17/2026

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